الأربعاء، 15 يونيو 2011

Les Antibiotiques en Parodontologie


Les Antibiotiques en Parodontologie

Le traitement des maladies parodontales a longtemps eu pour objectif essentiel l’élimination chirurgicale des poches. Depuis peu, la mise en évidence des

Germes anaérobies spécifiques à l’origine de la maladie conduit à privilégier une thérapeutique étiologique visant à éliminer les bactéries pathogènes.

Dans cette optique les antibiotiques apparaissent parfois comme un complément non négligeable au débridement mécanique.

2/ Définition de la maladie parodontale :

La maladie parodontale est définie comme étant une atteinte qui peut toucher soit :

1. Les tissus superficiels du parodonte (gencive) et on parle alors de gingivite caractérisée par la formation d’une fausse poche parodontale (approfondissement du sillon gingivo-dentaire par augmentation du volume de la gencive libre sans migration de l’attache épithéliale.

2. Ou bien des tissus profonds (parodonte) et parlera alors dans ce cas d’une parodontite qui est caractérisée par la formation d’une vraie poche parodontale (approfondissement du sillon gingivo-dentaire par migration de l’attache épithéliale).

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3/ La poche parodontale :

1. Composition

· La poche parodontale est composée de deux parois et d’un fond.

La paroi dure :

Représenté par le cément radiculaire infiltré par les produits bactériens.

La paroi molle :

Paroi gingivale composée d’un tissu de degrés divers de dégénérescence recouvert d’un épithélium pressentant des transformations dégénératives ou prolifératives très frappante.

Le fond de la poche :

Représenté par la partie la plus coronaire de l’attache épithéliale.

2. Le contenu

· La poche parodontale renferme une flore anaérobie extrêmement riche, entre 200 et 300 espèces à l’état quiescent.

· En phase d’activité de la maladie parodontale il y a une augmentation quantitative des germes mais heureusement non qualitative ; C’est ainsi que l’on n’est parvenu à identifier une quinzaine de pathogènes qui apparaissent d’avantages impliqués que d’autres dans des parodontopathies destructrices.

4/ La place des tests biologiques dans le diagnostic:

Lors d’une consultation initiale, le praticien peut être en difficulté de poser un diagnostic selon des paramètres classique d’age, de sondage, de perte d’attache, d’accumulation des dépôts et de lyse osseuse à la radiographie. Face à ces situations une évaluation biologique de la relation hote-bactérie serait bien utile pour apprécier le risque d’aggravation parodontale ou de potentiel de guérison.

· La pratique de ces examens biologiques se fait essentiellement face aux parodontites les plus agressives ; malgré la thérapeutique initiale (détartrage, surfaçage, contrôle de plaque…) il y a toujours une migration de l’attache épithéliale ainsi qu’une destruction de l’os alvéolaire.

· L’intérêt majeur de ces examens est de pouvoir établir :

- Un diagnostic par la mise en évidence des germes présents dans l’échantillon de plaque prélevée.

- Un pronostic.

- L’indication de l’antibiothérapie avec le choix de la molécule la ou les plus appropriées.

Il existe un certain nombre de technique d’identification microbienne qui se font à partie d’un prélèvement.

Le prélèvement :

- Se fait à l’aide d’une pointe en papier stérile.

- Après suppression de la plaque et du tartre supragingival autour des sites à prélever (le sainement au sondage, très fréquent lors du prélèvement n’est pas une problématique), La pointe est alors introduite au niveau de la poche la plus profonde de chaque cadrant.

- L’imprégnation du papier se fait durant 15 secondes environ.

- La pointe est rapidement placée dans un tube contenant un milieu de transport.

1/ Microscopie à fond noir ou à contraste de phase :

· Simple et facile à pratiquer toutefois il ne permet pas de poser ni un diagnostic ni même le choix d’un traitement.

· Il est plus utilisé dans le cadre de motiver son patient en lui montrant sous le microscope de quoi est constituée la plaque bactérienne prélevée au niveau de sa cavité buccale.

2/ L a culture bactérienne et l’antibiogramme :

· La culture bactérienne en anaérobiose constitue l’examen de référence.

· Consiste à prélever de la plaque en sous gingivale à l’aide d’une curette stérile puis de l’ensemencer dans un milieu de culture sélectif suivie d’une mise en culture et isolement du ou des germes.

· Par la suite l’antibiogramme sera pratiqué afin de déterminer la sensibilité bactérienne pour différentes molécules d’antibiotiques, elle permet également de mettre en évidence la présence de mutant ou d’une résistance inductible ou d’apprécier l’intérêt d’une association de deux antibiotiques.

3/ Les tests immunologiques :

· La mise en évidence des germes se base sur la spécificité antigène anticorps.

· Toutefois ce type d’examen reste peu sensible et très difficile à mettre en œuvre c’est pour cela qu’il n’est plus utilisé.

4/ Les tests enzymatiques :

· Consiste à reconnaître les enzymes spécifiques par la réaction enzyme-substrat, Réaction colorée.

5/ La méthode PCR : « Réaction polymérase en chaîne »

· Est très sensible, permet la synthèse de milliers de copies d’une séquence d’ADN spécifique.

6/ Les tests à ADN :

· La biologie moléculaire a permis la mise au point de techniques permettant d’identifier certaines bactéries prédéterminées par la connaissance de certains de leurs gênes.

· Des sondes (fragments d’ADN) sont fabriquées de manières à pouvoir s’hybrider spécifiquement avec une séquence nucléotidique de la bactérie porteuse de ce génome.

· Les avantages de cette technique sont :

- La spécificité du génome bactérien.

- La sensibilité de la sonde pour détecter sa cible.

- La rapidité des résultats.

- Les germes ne doivent pas être nécessairement vivants.

· Les inconvénients de cette technique sont :

- L’antibiogramme ne peut être étudié.

- Des réactions croisées peuvent se produire.

- Semi quantitative (ne permet pas de dire combien de bactéries données sont présentes dans l’échantillon).

- Seules les bactéries dont la sonde est fabriquée peuvent être identifiées.

5/ Définition des antibiotiques :

C’est toute molécule ou substance ayant une activité antibactérienne qui peut être soit bactériostatique ou bien bactéricide.

· Bactériostatique dans le sens ou l’antibiotique inhibe ou ralentit la croissance de la bactérie sans pour autant la détruire, elle repose sur les défenses naturelles de l’organisme pour en venir à bout.

· Bactéricide à l’inverse de l’effet bactériostatique l’antibiotique arrive à tuer de lui-même la bactérie.

On distingue également la notion de spectre d’action qui est définie par la liste la plus complète possible de toutes les bactéries pouvant être inhibées ou détruites par un antibiotique donné.

6/ Classification des antibiotiques :

6-1/ Les B lactamines :

· Les Bétalactamines ont une action bactéricide en agissant au niveau de la membrane bactérienne, en effet en se liant à des enzymes commandant la synthèse des peptidoglycanes (constituant essentiel de la paroi bactérienne), elles perturbent cette synthèse avec pour résultat des bactéries déficientes du fait de leur paroi altérée.

· Se composent de deux groupes : les pénicillines et les céphalosporines.

a-1/ Les pénicillines :

· Se divisent en deux groupes :

- Les pénicillines à spectre étroit représentées par :

Les pénicillines du groupe G, V, et M (Oxacilline).

- Les pénicillines à spectre large représentées par

L’ampicilline.

L’amoxicilline.

L’augmentin (c’est de l’amoxicilline plus de l’acide clavulanique).

NB :

· Il se peut que les bactéries développent une résistance aux B lactamines en produisant de la B lactamase, pour palier à ce problème l’augmentin sera prescris, puisque l’acide clavulanique additionné à l’amoxicilline est un anti-B lactamase.

a-2/ La céphalosporine :

-De 1er, 2ème et 3éme génération, très actif sur les germes de la flore buccale mais ils sont laissés pour des pathologies beaucoup plus importantes.

6-2/ Les cyclines :

- Les cyclines sont bactériostatique et agissent en altérant la synthèse protéique par inhibition de la fixation sur le ribosome du complexe acide aminé-ARN de transfert.

- Elles ont un spectre large et furent très prescrites d’où de nombreuses résistances développées ; parmi elles

La Tétracycline – La Doxycycline – La minocycline

- Ne doivent pas être administrés chez la femme enceinte et l’enfant sous pêne d’engendrent des dyschromies dentaires irréversibles et disgracieuses.

- Les cyclines présentent en plus de leur propriété anti-bactérienne d’autres propriétés non négligeable, parmi-elles :

1. Inhibition des collagénases bactériennes.

2. Action anti-inflammatoire.

3. Inhibition de la résorption osseuse.

4. Stimulation de l’adhérence des fibroblastes sur la surface radiculaire.

6-3/ Les macrolides :

· Se divisent en deux groupes :

1/ Les macrolides vrais :

- Ont un effet bactériostatique en inhibant la synthèse protéique en se fixant sur la sous unité 50s du ribosome bactérien avec un spectre large.

- Contrairement aux B lactamines les macrolides vrais agissent en milieu alcalin.

- Selon le nombre d’atomes de carbone on distingue :

L’érythromycine – La spiramycine (Rovamycine) – josamycine (Josacyne).

« C14 » « C16 »

- Les macrolides en « C14 » sont dotés d’effets secondaires au niveau du tube digestif car en stimulant la contraction des muscles lisses on favorise les nausées et les vomissements toutefois les macrolides en « C16 » ne souffrent pas de ces problèmes là.

2/ Les macrolides apparentés :

- Ils sont bactéricides et leur spectre est étroit ; On distingue :

1. Les lincosamides :

Qui regroupent La Lincomycine et la Clindamycine actifs sur les germes anaérobies.

1. Les synergistines :

Représentés par la Pristinamycine (Pyostacine) et la Virginamycine actifs sur la plupart des staphylocoques et les germes anaérobies.

- Les macrolides apparentés présentent l’avantage d’avoir une bonne concentration osseuse et d’une action sur les germes anaérobies, mais ils sont dotés d’effets indésirables au niveau de l’écosystème (troubles digestifs, glossites et stomatites).

6-4/ Les dérivés imidazolés :

Métronidazole (Flagyl)

- Sont bactéricides à spectre étroit, actifs sur les souches anaérobies (bacteroides, PG, Spirochètes) sans induire de résistances.

- Comme ils sont inactifs sur les germes aérobies, ils doivent dans notre spécialité être utilisés en associé avec d’autres familles d’antibiotiques.

Exp. Flagyl + Rovamycine = Rodogyl ou Flagyl + amoxicilline .

6-5/ Les aminosides :

Elles regrouprent :

La Gentamycine – La Kanamycine – La Strptomycine.

6-6/ Les phénicoles :

A savoir

Le chloramphénicol.

6-7 / Les sulfamides :

La sulfadiazine.

6-8/ Les polypeptides :

La vancomycine.

6-9 / Les quinolones, fluorquinolones :

Oflaxacine.

7/ Les antibiotiques les plus utilisés en parodontologie :

· Il faut savoir qu’en parodontologie quatre familles d’antibiotiques sont principalement utilisées soit seul ou en association.

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