الأربعاء، 15 يونيو 2011

Pharmacologie endodontique


Pharmacologie endodontique

L’évolution des concepts biologiques et des techniques a modifié l’approche des traitements

canalaires et a considérablement limité la pharmacopée endodontique.

Il apparaît que les solutions d’irrigation et les médications temporaires actuellement utilisées sont d’une

grande utilité, mais qu’elles ne répondent pas totalement aux critères requis.

Les progrès conjoints de la pharmacodynamie et des connaissances histologiques, physiologiques,

immunologiques et pathologiques de l’organe dentaire et de son environnement nous permettent cependant,

dans un souci d’efficacité et de tolérance, d’adopter, en fonction des circonstances cliniques, une attitude

thérapeutique subordonnée aux règles de la biologie

Introduction

Depuis des décennies, de nombreux agents thérapeutiques ont été

proposés pour répondre aux objectifs endodontiques : parage

canalaire, contrôle de l’infection et maîtrise de la douleur. Si

beaucoup ont disparu de notre arsenal thérapeutique, d’autres

résistent à l’épreuve du temps et ont même vu leurs indications se

multiplier au fur et à mesure de l’avancement des recherches et des

résultats cliniques obtenus.

L’évolution des concepts et des techniques endodontiques a

considérablement réduit la pharmacologie endodontique. Elle se

limite actuellement à quelques solutions d’irrigation et produits à

usage médical. Leur choix tient compte des objectifs recherchés, ainsi

que de la qualité et des contraintes des substances utilisées.

Solutions d’irrigation

L’irrigation contribue de façon très significative à améliorer les

résultats des manoeuvres endodontiques.

L’irrigant a deux actions complémentaires :

– une action physique liée à la quantité de solution utilisée ; sa

fonction essentielle est l’élimination mécanique des débris

intracanalaires par lavage et lubrification ;

– une action chimique liée aux qualités de l’irrigant, notamment à

son action solvante et déminéralisante, son activité antibactérienne

et sa bonne tolérance.

L’effet de l’irrigant est fonction de sa nature, de sa concentration, de

la température d’utilisation et du temps d’action. De nombreux

agents chimiques ont été proposés pour l’irrigation canalaire,

certains sont tombés en désuétude, essentiellement pour des raisons

de manque d’efficacité, de toxicité ou de difficultés d’utilisation etde conservation. C’est le cas des acides, des bases fortes et des

enzymes. D’autres, tels les dérivés chlorés, les oxydants et les

chélateurs, sont couramment utilisés car ils répondent mieux aux

critères requis.

DÉRIVÉS CHLORÉS

Parmi les dérivés chlorés, l’hypochlorite de sodium, utilisé à des

concentrations de 1 à 5%, reste, aujourd’hui encore, la solution

d’irrigation de choix en endodontie. La chloramine ne présente

aucun avantage particulier par comparaison avec l’hypochlorite de

sodium.

¦ Action solvante

Grossman [34] a démontré la supériorité de l’hypochlorite de sodium

sur les acides, les bases fortes et les dérivés oxygénés en ce qui

concerne son pouvoir solvant. La rapidité, l’efficacité de destruction

et de dissolution des tissus organiques et des débris nécrotiques sont

une aide appréciable lors du parage canalaire . La dynamique

instrumentale crée une agitation de la solution qui potentialise son

pouvoir solvant .

L’hypochlorite de sodium présente aussi l’avantage de détruire la

prédentine en mettant au jour le front de minéralisation , mais il a

un effet négligeable sur la dentine.

C’est l’action oxydante de l’hypochlorite de sodium sur les matières

organiques qui permet une dissolution rapide dès les premières

minutes de contact . Plus le pH se rapproche de la neutralité, plus

l’action oxydante est importante, mais plus la solution est instable

et toxique . Les solutions à pH 10 utilisées en France représentent

un bon compromis entre pouvoir solvant, stabilité et toxicité.

La cytotoxicité est proportionnelle à la concentration. Le problème

est donc de choisir la concentration minimale qui préserve un

pouvoir solvant suffisant, tout en assurant une action antiseptique

satisfaisante.

Pour Hand , les solutions à 5,25 % sont significativement plus

efficaces que les dilutions à 2,5, 1 et 0,5 %.

Rosenfeld et Sénia [72] estiment que les solutions à 5,25 % sont les

plus efficaces.

Thé obtient en 30 minutes une dissolution totale du tissu

nécrotique avec de l’hypochlorite de sodium à 3 %. Trépagnier ,

Gordon et Koskinen pensent qu’une concentration à 2,5 % est

largement suffisante.

Moorer et Machtou estiment qu’une concentration comprise

entre 0,5 et 2 %, associée à un renouvellement et une agitation de la

solution, est cliniquement suffisante.

Par ailleurs, Cunningham [14] a montré que l’élévation de la

température à 37 °C d’une solution d’hypochlorite de sodium à

2,5 % potentialise son pouvoir solvant sans altérer sa stabilité.

L’efficacité est alors comparable à une solution à 5,2 %. Cette idée

est confirmée par Abou-Rass .

¦ Action antiseptique

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